victime ? bourreau ou sauveur ? le triangle de Karpman et l’art-thérapie à Nantes

Triangle de Karpman et art-thérapie à Nantes : sortir des rôles de victime, de sauveur et de bourreau grâce à la créativité

Pourquoi répétons-nous toujours les mêmes schémas relationnels ?

Avez-vous parfois l’impression de toujours attirer le même type de relations ? De vous oublier pour aider les autres ? De vous sentir incompris, ou au contraire de devenir dur avec ceux que vous aimez ?

Ces situations ne sont pas le fruit du hasard. Elles peuvent révéler des mécanismes inconscients décrits par le triangle dramatique de Karpman, un modèle relationnel qui met en scène trois rôles : la victime, le sauveur et le bourreau.

En art-thérapie, ces rôles ne sont pas analysés uniquement avec les mots. Ils peuvent être explorés grâce aux médiations artistiques, permettant d’accéder aux émotions, aux besoins profonds et aux blessures anciennes qui les entretiennent.

Au cabinet Art-et-Sens, les séances d’art-thérapie à Nantes offrent un espace sécurisant pour comprendre ces fonctionnements et retrouver une manière plus libre d’être en relation avec soi-même et avec les autres.


Le triangle de Karpman : un jeu psychologique souvent inconscient

Le psychiatre Stephen Karpman a montré que certaines relations suivent un scénario répétitif dans lequel chacun peut passer d’un rôle à l’autre.

La victime

La victime se sent impuissante, incomprise ou incapable d’agir.

Elle peut penser :

  • « Je n’y arriverai jamais. »
  • « Personne ne peut me comprendre. »
  • « Je n’ai pas le choix. »

Sous cette posture se cache souvent une peur profonde de l’abandon, du rejet ou de l’échec.

Le sauveur

Le sauveur veut aider tout le monde.

Il intervient sans qu’on lui demande forcément son aide, porte les problèmes des autres et s’oublie lui-même.

Derrière cette générosité se cache parfois une difficulté à reconnaître ses propres besoins ou la peur de ne pas être aimé s’il cesse d’être indispensable.

Le bourreau

Le bourreau critique, contrôle, exige ou impose.

Cette attitude peut masquer une grande vulnérabilité, une peur de perdre le contrôle ou d’être lui-même blessé.

Ces trois positions ne définissent pas une personnalité : elles représentent des stratégies de protection que chacun peut adopter selon les situations.

Dans son ouvrage Bourreau de soi, victime des autres, que je vous recommande, Guy Corneau montre que les violences que nous exerçons envers nous-mêmes sont  souvent invisibles.

Guy Corneau : quand le bourreau cache une victime intérieure

Nous devenons souvent notre propre juge :

  • nous nous dévalorisons ;
  • nous culpabilisons sans cesse ;
  • nous nous imposons des exigences impossibles ;
  • nous n’écoutons plus nos besoins.

À l’inverse, certaines personnes acceptent continuellement ce qui ne leur convient pas et deviennent « victimes des autres », faute d’avoir appris à poser leurs limites.

Selon Guy Corneau, le véritable changement commence lorsque l’on accepte de regarder avec bienveillance ses blessures, plutôt que de continuer à les fuir ou à les combattre.

Pourquoi est-il si difficile de sortir de ces rôles ?

Ces mécanismes prennent souvent naissance très tôt dans notre histoire.

Ils répondent à des peurs ou des besoins fondamentaux :

  • être aimé ;
  • être reconnu ;
  • être en sécurité ;
  • appartenir à un groupe ;
  • éviter le conflit ;
  • protéger une estime de soi fragile.

Avec le temps, ces stratégies deviennent automatiques.

Nous croyons agir librement alors que nous reproduisons des scénarios anciens.

C’est précisément là que l’art-thérapie peut ouvrir une nouvelle voie.

L’art-thérapie : donner une forme visible à l’invisible

En art-thérapie, il n’est pas nécessaire de savoir dessiner ou peindre. La création devient un langage.

L’image, la couleur, l’argile ou le collage permettent de faire émerger ce qui reste souvent inaccessible par la seule réflexion.

Lorsque la main crée, l’inconscient s’exprime autrement.

Une sculpture peut représenter une peur. Un collage peut révéler un besoin oublié. Une peinture peut mettre en lumière un conflit intérieur.

Peu à peu, la personne découvre des aspects d’elle-même qu’elle ne percevait pas avec l’accompagnement de  l’art-thérapeute.

Explorer les trois rôles grâce aux médiations artistiques

Au cabinet Art & Sens, différentes approches créatives peuvent accompagner ce travail de connaissance de soi.

Le modelage

Créer une sculpture représentant son critique intérieur ou sa partie protectrice aide souvent à prendre de la distance avec ces mécanismes.

La peinture intuitive

Sans objectif esthétique, la peinture laisse émerger les émotions présentes. Certaines personnes découvrent une colère longtemps contenue. D’autres retrouvent une douceur ou une vitalité oubliées.

Le collage

Le choix spontané des images révèle souvent les besoins inconscients :

  • besoin de reconnaissance ;
  • besoin de liberté ;
  • besoin de sécurité ;
  • besoin d’expression.

Le collage devient alors une véritable cartographie intérieure.

Les figurines et le bac de sable

La mise en scène symbolique permet d’observer les relations autrement.

Qui protège qui ?

Qui domine ?

Qui se tait ?

Qui n’a pas de place ?

Cette représentation facilite une prise de conscience souvent très puissante.

Changer de rôle, expérimenter une autre posture, ressentir physiquement ce qui se passe lorsqu’on pose une limite ou lorsqu’on accepte de demander de l’aide permet d’intégrer progressivement de nouveaux comportements.

Derrière chaque rôle se cache un besoin

L’objectif n’est pas de supprimer le sauveur, la victime ou le bourreau. Il s’agit plutôt de comprendre ce qu’ils cherchent à protéger.

En séance, les créations permettent souvent d’identifier :

  • les peurs inconscientes ;
  • les blessures anciennes ;
  • les croyances limitantes ;
  • les ressources déjà présentes ;
  • les besoins émotionnels non satisfaits.

Cette prise de conscience ouvre la possibilité de faire des choix plus libres.

Retrouver sa juste place

Sortir du triangle de Karpman, ce n’est pas devenir parfait. Apprendre à le repérer permet d’en sortir plus rapidement.

C’est apprendre progressivement à :

  • reconnaître ses émotions ;
  • poser des limites respectueuses ;
  • demander de l’aide lorsque c’est nécessaire ;
  • accepter sa vulnérabilité ;
  • développer une relation plus apaisée avec soi-même.

L’art-thérapie accompagne ce chemin en permettant de vivre ces changements à travers l’expérience créative, et non uniquement par l’analyse intellectuelle.

L’art-thérapie à Nantes : un espace pour mieux se connaître

Au cabinet Art & Sens, chaque séance est adaptée à l’histoire, au rythme et aux besoins de la personne.

Grâce au modelage, à la peinture intuitive, au collage, à la théâtralisation, au travail dans le bac de sable ou à d’autres médiations artistiques, il devient possible d’explorer les schémas relationnels qui limitent notre épanouissement.

Mieux comprendre ses fonctionnements, accueillir ses émotions et identifier ses besoins profonds permettent progressivement de quitter les jeux relationnels répétitifs pour construire des relations plus authentiques, avec les autres comme avec soi-même.

Parce que derrière chaque création se cache une part de nous-même qui ne demande qu’à être entendue.

Le triangle de Karpman n’est pas une fatalité. Les rôles de victime, de sauveur ou de bourreau sont souvent des réponses anciennes à des blessures qui peuvent être reconnues et transformées.

L’art-thérapie offre un chemin original vers cette transformation. En donnant une forme concrète aux émotions, aux peurs et aux besoins inconscients, elle favorise une meilleure connaissance de soi et une relation plus équilibrée aux autres.

Si vous souhaitez entreprendre ce travail de découverte personnelle, Art & Sens vous accueille à Nantes dans un cadre bienveillant, respectueux de votre rythme et de votre histoire.

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